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Vers une résolution européenne
La résolution du conflit entre pharmaciens et vétérinaires sur la dispensation du médicament vétérinaire se décide sur la scène européenne. Concernant la lutte contre l’antibiorésistance et la régulation de la consommation d’antibiotiques dans les élevages, un projet de règlement européen, aujourd’hui dans sa phase finale de rédaction, indique en son article 107 alinéa 2 que « les personnes habilitées à prescrire des médicaments vétérinaires en vertu de la législation nationale applicable ne vendent des médicaments antimicrobiens au détail que pour les animaux qu’elles soignent, et uniquement dans la quantité nécessaire pour le traitement concerné ». Pour Jacky Maillet, président de l’Association nationale de la pharmacie vétérinaire d’officine (ANPVO), ce texte est déjà en partie une victoire pour les pharmaciens. « Pour être légitime à vendre l’antibiotique qu’il a prescrit, le vétérinaire devra voir cliniquement l’animal », précise-t-il. Mais les vétérinaires n’ont pas rendu les armes et ont demandé à pouvoir vendre des antibiotiques hors examen clinique de l’animal dans des cas exceptionnels et dans le cadre du « suivi sanitaire permanent ».
Le Parlement appelle au découplage
Pour éviter toute divergence d’interprétation sur ce texte, l’ANPVO propose un amendement précisant que la vente par le vétérinaire soit assortie d’un diagnostic préalable des animaux qu’il soigne et qu’elle soit réalisée uniquement à la suite immédiate de leur examen clinique. « Nous ne demandons pas le découplage de la prescription et de la délivrance, cependant si le vétérinaire ne peut se déplacer, le pharmacien est repositionné dans son rôle de dispensateur », explique Jacky Maillet. Une position plus souple que la nouvelle résolution relative aux « soins de santé plus sûrs en Europe » adoptée le 19 mai dernier par le Parlement européen et qui appelle au découplage sur les antibiotiques.
Le texte sera examiné le 15 juillet devant la commission de l’Environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire en charge de l’instruction du projet.
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