- Accueil ›
- Formation ›
- Cahiers Formation ›
- Cahiers Ordonnance ›
- Le reflux gastro-œsophagien ›
- L’essentiel à retenir sur le reflux gastro-œsophagien

© Getty Images
L’essentiel à retenir sur le reflux gastro-œsophagien
Retrouvez les informations principales de ce cahier Formation dédié à la prise en charge du reflux gastro-oesophagien.
À propos de la pathologie
Le reflux gastro-œsophagien (RGO), défini par le passage du contenu de l’estomac dans l’œsophage, est considéré comme physiologique lorsqu’il est bref, intermittent et n’entraîne pas de gênes notables.
Un RGO pathologique se manifeste par des signes typiques qui sont un pyrosis (brûlure rétrosternale ascendante) et des régurgitations acides (remontées de liquide gastrique dans la bouche), symptômes accentués en postprandial ou en position allongée ou penchée en avant (syndrome postural).
En l’absence de signes d’alarme (début des symptômes après 50 ans, brûlures épigastriques, troubles dyspeptiques, manifestations extradigestives, telles qu’une toux chronique, une pharyngite chronique, un enrouement ou des douleurs thoraciques de type angineux), le diagnostic se base sur l’interrogatoire du patient. Une endoscopie œso-gastro-duodénale est indiquée en cas de signes d’alarme ou de RGO ne répondant pas au traitement médicamenteux.
Un RGO est une pathologie chronique, fluctuante mais le plus souvent bénigne. Les complications sont rares : œsophagite, sténose peptique (conséquence d’une œsophagite sévère), endobrachyœsophage (ou œsophage de Barrett), lésion précancéreuse survenant après plusieurs années d’évolution d’une œsophagite.
Chez le nourrisson, un RGO est le plus souvent physiologique, avec une résolution spontanée vers 1 an.
À propos du traitement
Les topiques gastro-intestinaux (antiacides, alginates), pris à la demande, suffisent généralement en cas de symptômes occasionnels.
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), à demi-dose ou pleine dose en cas d’efficacité insuffisante, sont recommandés pour soulager des symptômes fréquents (généralement présents plusieurs fois par semaine) ou non contrôlés par les traitements topiques. Il est recommandé de les prendre à jeun, 30 minutes environ avant le petit-déjeuner pour une efficacité optimale. Ils sont prescrits pour une durée initiale de 4 semaines maximum.
En cas d’œsophagite modérée à sévère, ils sont administrés d’emblée à pleine dose durant 8 semaines.
En prévention des rechutes, ils peuvent être préconisés à la demande ou à dose minimale efficace. L’intérêt de la prescription doit être régulièrement évalué.
Les antihistaminiques H2, moins efficaces, sont peu utilisés.
Chez le nourrisson ayant un RGO physiologique, des mesures hygiénodiététiques sont recommandées : position verticale 30 minutes après les prises alimentaires, fractionnement des repas, couchage sur le dos, utilisation si besoin d’un épaississant ou d’un lait antirégurgitation (AR). L’alginate de sodium peut être proposé sur une courte durée en cas d’échec. Un IPP (oméprazole, ésoméprazole, hors AMM avant 1 an) est réservé aux RGO pathologiques (avec retard de croissance, par exemple) ou avec œsophagite authentifiée.
Conseils aux patients
Les mesures hygiénodiététiques peuvent être suffisantes (en l’absence de complications) chez certains patients, notamment en relais d’un IPP ou en association aux topiques gastro-intestinaux.
Il est conseillé de diminuer la pression abdominale notamment par la perte de poids en cas de surpoids ou d’obésité, de respecter un intervalle de 2 à 3 heures entre le dîner et le coucher, d’adopter des mesures posturales (couchage sur le côté gauche, surélévation de la tête de lit de 10 à 45 cm), d’éviter les repas copieux, notamment riches en graisses (ralentissant la vidange gastrique), et de réduire ou supprimer le tabac ou des aliments identifiés comme déclencheurs (café, boissons gazeuses, alcool, etc.).
Article issu du cahier Formation n°3566, paru le 14 juin 2025

Des questions sur les tests de lecture et la validation de votre DPC ?
formation@lemoniteurdespharmacies.fr
Tél : 01 89 71 49 49



Opioïdes et séniors
Lucienne, 74 ans, sous tramadol pour ses douleurs au dos. En vacances chez sa fille, elle dort mal. Celle-ci vous demande de la doxylamine. Association dangereuse ou solution appropriée ?

Lombalgie commune à l’officine
Suite à un faux mouvement, Robert, 50 ans a mal au dos avec une douleur qui irradie dans la jambe. Il veut une boîte d’ibuprofène 400. Vous la lui donnez ?

Anxiété et dépression à l’officine
Anita, jeune maman, pleure sans raison depuis l’accouchement. Son médecin diagnostique une dépression et prescrit citalopram et zolpidem. Elle pensait au baby blues et hésite à prendre ces médicaments…

Tabac : Engagez-vous en prévention santé
Lucie, 25 ans, veut un bébé, mais fume 12 cigarettes/jour. Patchs, gommes, acupuncture… elle est perdue. Quels conseils lui donner pour un sevrage réussi ? Accompagnez-la efficacement.








