L’essentiel à retenir sur les antipsychotiques

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L’essentiel à retenir sur les antipsychotiques

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Publié le 20 mars 2026
Par Maïtena Teknetzian
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La présence d’un antipsychotique sur une ordonnance nécessite une vigilance particulière. Découvrez les principales questions à se poser lors de la dispensation puis évaluez vos connaissances grâce au test de lecture.

Y a-t-il des contre-indications ?

De nombreux antipsychotiques, du fait de leur action anticholinergique, sont contre-indiqués en cas d’adénome de la prostate, à l’instar de la propériciazine.

La clozapine est contre-indiquée en cas d’antécédents d’agranulocytose ou de neutropénie.

L’halopéridol, le pimozide et la clozapine sont contre-indiqués en cas de troubles du rythme cardiaque.

Quelles interactions sont à repérer ?

Interactions pharmacodynamiques

Les antipsychotiques (à l’exception de la clozapine) sont contre-indiqués ou déconseillés avec les médicaments dopaminergiques et la dopathérapie, du fait d’un antagonisme réciproque.

De nombreuses molécules sont susceptibles d’allonger l’intervalle QT à l’électrocardiogramme et sont impliquées dans des interactions avec les torsadogènes (comme le citalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, les antiarythmiques).

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L’association avec d’autres anticholinergiques majore le risque d’effets atropiniques.

Interactions pharmacocinétiques

Attention aux interactions de certains antipsychotiques avec les inhibiteurs et inducteurs enzymatiques : le millepertuis est notamment contre-indiqué avec la clozapine et déconseillé avec la quétiapine.

Quels peuvent être les principaux effets indésirables ?

Un syndrome extrapyramidal (tableau parkinsonien, dystonies, dyskinésies tardives), plus marqué avec les antipsychotiques typiques, peut imposer une adaptation du traitement ou la prescription d’un anticholinergique.

Des troubles métaboliques, tels qu’une prise de poids, une dyslipidémie et une hyperglycémie, notamment avec les antipsychotiques atypiques, imposent une surveillance rigoureuse du traitement.

La survenue de troubles endocriniens (hyperprolactinémie, gynécomastie, galactorrhée) justifie une réévaluation du traitement.

Une constipation, fréquente et pouvant évoluer en occlusion intestinale, doit être prévenue par des mesures hygiénodiététiques et être corrigée par un laxatif osmotique, en première intention.

Des effets atropiniques, une hypotension orthostatique et une somnolence, liées à une activité pharmacologique sur d’autres récepteurs (anticholinergique, adrénolytique et antihistaminique) peuvent aussi s’observer.

Le patient est-il correctement surveillé ?

Le poids est contrôlé 1 mois après l’instauration du traitement puis après 3 mois de traitement en même temps que la pression artérielle, la glycémie et la lipidémie, puis régulièrement et a minima annuellement.

Sous clozapine : surveillance des polynucléaires neutrophiles (PNN) avant mise sous traitement, puis hebdomadaire pendant les 18 premières semaines, puis mensuelle jusqu’à la fin de la première année puis régulièrement. Un taux de PNN inférieur à 1 000/mm3 impose l’arrêt du traitement.

Quels conseils donner ?

Pour limiter la prise de poids et prévenir la constipation, insister sur l’importance des mesures hygiénodiététiques (pratiquer une activité physique, assurer une hydratation suffisante, limiter les boissons sucrées, adopter une alimentation équilibrée et riche en fibres, bannir le grignotage).

Conseiller une protection solaire, notamment en cas de traitement par phénothiazines (photosensibilisantes).

Article issu du cahier Formation n°3601, paru le 21 mars 2026.

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