L’essentiel à retenir sur l’entretien court opioïdes

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L’essentiel à retenir sur l’entretien court opioïdes

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Publié le 20 février 2026
Par Anne-Gaëlle Harlaut
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Le Moniteur des pharmacies publie un nouveau cahier Formation consacré à l’entretien court « opioïdes ». Découvrez les points clés à connaître sur ce sujet puis évaluez vos connaissances grâce au test de lecture.

Les opioïdes faibles

La codéine, la dihydrocodéine, le tramadol, la poudre d’opium et la nalbuphine constituent la classe des opioïdes d’action thérapeutique faible. Leur action antalgique centrale est liée à leur affinité pour les récepteurs opioïdes endogènes et, pour le tramadol, à l’inhibition de la recapture neuronale de la sérotonine et de la noradrénaline.

Ils sont indiqués en première intention dans certaines douleurs aiguës et sévères ou, en deuxième intention, en cas de douleurs modérées ne répondant pas suffisamment aux antalgiques non opioïdes. Ils peuvent également être utilisés dans certaines douleurs chroniques, en deuxième intention et en l’absence de risque de mésusage.

Ils partagent des effets indésirables communs, notamment la constipation, un risque de dysurie, de dépression respiratoire et du système nerveux (altération de la vigilance, somnolence…) majorée par l’association à l’alcool et autres dépresseurs du système nerveux central.

Pharmacodépendance, mésusage et surdosage.

Tous les opioïdes, faibles ou forts, exposent à un risque de dépendance physique qui se traduit par une tolérance à la molécule et un syndrome de sevrage en cas d’arrêt trop brutal (arthralgies, sudation, troubles digestifs, anxiété, insomnie, etc.). L’effet psychoactif de ces molécules peut engendrer une addiction, responsable de mésusages : augmentation des doses, prescriptions multiples, utilisation pour une autre finalité comme l’anxiété ou l’insomnie par exemple.

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Leur surdosage expose par ailleurs à un risque d’arrêt respiratoire, de coma et de décès qui reste peu connu de la majorité des patients. La prescription de naloxone, antidote spécifique, est recommandée en cas de risque identifié de surdose. Cette dernière est disponible sans ordonnance, en présentation nasale et intramusculaire.

L’entretien court

Réalisé par un pharmacien, cet entretien vise à sensibiliser au bon usage des opioïdes faibles, à prévenir les risques de dépendance et à les limiter. Il peut être proposé et valorisé à tout patient adulte sous opioïde faible, lors du premier renouvellement de l’ordonnance sur une période de 12 mois.

Aucune formation spécifique n’est requise mais le pharmacien doit avoir des connaissances à jour et utiliser les supports élaborés à partir des référentiels de la Haute Autorité de santé (HAS) et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) mis à disposition sur le site de l’Assurance maladie.

L’entretien comporte un temps d’information sur les règles de bon usage (observance, conduite à l’arrêt du traitement, effets indésirables et leur gestion, risques liés au surdosage…) et la réalisation d’un test d’évaluation des risques de dépendance. La fiche d’accompagnement doit être remplie, conservée et enregistrée dans l’Espace santé du patient. Si un risque de mésusage est détecté, le pharmacien en informe le médecin avec le consentement du patient, donne les coordonnées de structure d’aide et maintient une surveillance renforcée lors d’éventuels renouvellements ultérieurs.

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Article issu du cahier Formation n°3597, paru le 21 février 2025.

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