Le THS

Réservé aux abonnés
Publié le 9 septembre 2006
Mettre en favori

Le traitement hormonal de la ménopause retrouve ses lettres de noblesse ce mois-ci dans Pleine Vie. « Cinq gynécos témoignent et défendent le traitement hormonal de la ménopause ! », annonce-t-on en couverture. « Après le séisme [NdlR : l’étude WHI] qui a balayé le THS en 2002, il faut rassurer les patientes », avance l’article, qui plaide en faveur de l’association estroprogestative à la cinquantaine. Concernant la durée du traitement, on affirme qu’il n’y a pas de limites (5, 7 ou 10 ans) tant que les troubles climatériques persistent. Le traitement hormonal de la ménopause est présenté comme la meilleure prévention de l’ostéoporose, sans préciser que cet effet disparaît à l’arrêt du traitement. A la question cruciale du risque de cancer du sein, la réponse se veut rassurante, arguant à juste titre les résultats des études observationnelles françaises (qui demandent cependant confirmation). Quant aux méfaits cardiovasculaires, ils sont jetés aux oubliettes au vu des dernières études américaines portant sur les femmes entre 50 et 60 ans sans facteurs de risque. Ces arguments suffiront-ils à redresser les prescriptions du THS ?

Publicité