- Accueil ›
- Conseils ›
- Pathologies ›
- Cancer du rein : « La stratégie antiangiogénique donne des résultats prometteurs »
Cancer du rein : « La stratégie antiangiogénique donne des résultats prometteurs »
Améliorer de 40 % la survie des patients atteints de cancer du rein métastatique est désormais possible grâce aux inhibiteurs de la tyrosine-kinase à action antiangiogénique. Eclairage du Dr Bernard Escudier, chef de l’unité d’immunothérapie de l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif.
Quelle est la stratégie antiangiogénique du cancer du rein ?
Inhiber l’angiogenèse au sein d’une tumeur revient à l’empêcher de s’alimenter en bloquant sa néovascularisation. Des anticorps monoclonaux dirigés contre le VEGF, un facteur de croissance de la vascularisation, ont déjà montré une efficacité. L’utilisation d’inhibiteurs de la tyrosine-kinase actifs par voie orale permet d’obtenir les mêmes effets sans viser la même cible thérapeutique. Les inhibiteurs de la tyrosine-kinase bloquent le récepteur au VEGF, tandis que les anticorps bloquent les VEGF circulants. On espère de meilleurs résultats en combinant les deux. Un premier essai de faisabilité a été présenté à l’American Society of Clinical Oncology avec des résultats prometteurs. Une étude sera mise en place à la rentrée pour le vérifier.
Un inhibiteur de la tyrosine-kinase a été particulièrement médiatisé, est-ce le seul traitement disponible dans cette classe ?
Sutent (sunitinib) a été très médiatisé car il est le seul à avoir montré, lors d’un essai clinique sur des patients atteints d’un cancer du rein avancé, qu’il était plus efficace en première intention que les traitements conventionnels (interféron dans cette étude). Mais Nexavar (sorafenib) est efficace aussi dans cette indication. Pour le moment, il a été évalué chez des patients réfractaires aux traitements conventionnels. Les deux ont obtenu leur AMM en Europe et aux Etats-Unis. Des inhibiteurs de la tyrosine-kinase sont en développement, y compris dans d’autres indications.
Tous les patients répondent-ils aux inhibiteurs de la tyrosine-kinase ?
Non. Environ 25 % des patients ne répondent pas aux inhibiteurs de la tyrosine-kinase, ce qui représente un pourcentage faible. Nous allons faire une étude de pharmacogénomique pour comprendre pourquoi.
- Gestes et soins d’urgence : est-il, oui ou non, obligatoire de former ses équipes ?
- Est-ce que je dois changer le lait de mon bébé en cas de diarrhée ?
- Troubles du neurodéveloppement : les facteurs de risque clarifiés
- Grippe aviaire A(H9N2) : un premier cas humain importé en Europe
- Grippe 2025-2026 : une saison moins forte, sauf à l’hôpital
- Médicaments chers : l’addition, s’il vous plaît !
- « Une vie sauvée toutes les huit secondes » : l’Institut Pasteur contre-attaque face à la défiance vaccinale
- Cancérologie : Muriel Dahan veut faire entrer l’officine dans la chaîne clinique
- Les ponts de mai ? On vous explique comment les gérer !
- Vendre et acheter des médicaments n’importe où : ces risques auxquels on ne pense pas





