Une nouvelle impulsion pour le dépistage du cancer du poumon

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Une nouvelle impulsion pour le dépistage du cancer du poumon

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Publié le 5 février 2026
Par Alexandra Blanc
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À l’occasion de la présentation de la deuxième feuille de route de la stratégie de lutte contre le cancer 2021-2030, ce 4 février, l’Institut national contre le cancer présentait les 5 priorités identifiées dont le dépistage des cancers. Parmi les projets en cours, l’expérimentation sur le dépistage organisé du cancer du poumon devrait démarrer en mars prochain.

En 2025, l’Inca annonçait la mise en place d’un programme pilote de dépistage des cancers du poumon intitulé Impulsion (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION). Ce projet de recherche a comme objectifs la détection des cancers du poumon à un stade précoce et la promotion de l’arrêt du tabac dans la population cible.

Une généralisation à l’horizon 2030

« Le programme Impulsion sera lancé en mars prochain et son évolution dépendra de la vitesse d’inclusion des personnes ciblées », précise le Pr Norbert Ifrah, président de l’Inca, au cours de la présentation de la feuille de route 2026-2030 du plan cancer. L’objectif est de recruter 20 000 participants volontaires sur une période de 18 à 24 mois. Les personnes ciblées sont des fumeurs et ex-fumeurs (sevrés depuis moins de 15 ans), de 50 à 74 ans.

« Pour le moment, la mise en route du dispositif a permis l’identification et la formation des professionnels concernés et la conception d’un programme de sevrage tabagique. Cinq régions sont impliquées : Île-de-France, Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et Pays de la Loire » précisait Nicolas Scotté, directeur général de l’institut lors d’une conférence en décembre 2025. À terme, une dizaine de régions pourraient être impliquées.

« Dans cette phase expérimentale, il s’agit de tester l’organisation du dépistage et l’efficacité du recrutement des patients ciblés » complète le Pr Ifrah. Plusieurs modalités d’invitation des personnes concernées seront évaluées en portant une attention particulière aux populations les plus précaires et les plus isolées.

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Si les résultats attendus se confirment, le projet pourrait servir de modèle pour le déploiement à grande échelle du dépistage du cancer du poumon en France, à l’horizon 2030.

Les modalités du dépistage

Dans le cadre de l’expérimentation, le dépistage des cancers du poumon reposera sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose. Deux scanners à un an d’intervalle seront réalisés, puis tous les deux ans.

En complément, le programme prévoit pour les fumeurs un accompagnement à l’arrêt du tabac. Les études confirment que la combinaison du dépistage avec un sevrage tabagique permet de réduire de 38 % le risque de décès par cancer du poumon.

L’Assurance maladie prend en charge à 100 % la réalisation des scanners. « Le rendez-vous d’inclusion, la consultation de sevrage tabagique, les soins liés au cancer détecté, mais aussi aux autres pathologies identifiées avec le scanner, seront remboursés aux conditions habituelles de prise en charge par l’Assurance maladie », lit-on sur le site de l’Inca.​​​