Protection solaire : pourquoi les Français se trompent encore

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Protection solaire : pourquoi les Français se trompent encore

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Publié le 27 avril 2026
Par Charlotte Nattier
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Plébiscités par 72 % des consommateurs, les SPF élevés dominent le marché. Mais leur signification reste mal comprise, révélant un besoin crucial d’accompagnement en officine.

Soutenue par des enjeux de santé publique et une progression des usages, la catégorie solaire confirme son dynamisme, avec une structuration de plus en plus favorable au circuit officinal. Aujourd’hui, 65 % des produits solaires sont vendus en pharmacie, c’est 9 points de plus qu’en 2019 (selon L’Oréal France, 2025), signe d’un transfert de valeur vers ce canal à forte légitimité conseil.

Le pharmacien, garant de la sécurité et de la protection

Dans le même temps, le rôle du pharmacien s’impose comme déterminant dans l’acte d’achat : 43 % des décisions sont influencées par son conseil (Gers Data, 2024), un levier clé notamment pour orienter vers des indices élevés. D’ailleurs, côté consommation, la demande reste tirée par les protections fortes : 72 % des acheteurs se tournent vers des SPF 50+ (BVA pour L’Oréal, 2025), confirmant une attente accrue en matière de sécurité.

Le SPF, c’est quoi ?

Pour autant, le potentiel de croissance reste important car les usages demeurent encore largement saisonniers : 89 % des consommateurs n’utilisent de protection solaire qu’en vacances, avec en moyenne trois produits achetés par an (BVA pour L’Oréal, 2025), limitant mécaniquement la rotation en point de vente.

Autre frein structurel : le déficit de pédagogie. 45 % des Français ne comprennent pas réellement la signification du SPF et 78,5 % ne maîtrisent pas les règles d’application (Kantar Panel Voice, 2024), ce qui souligne l’importance de renforcer l’information, le conseil et la mise en avant de ces produits en officine.

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