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La folie des masques en tissus pour le soin du visage
Inspirés des routines de soin coréennes, les masques en tissu à usage unique sont devenus des incontournables beauté, largement popularisés par leur succès viral sur les réseaux sociaux.
Habituellement réservés au circuit sélectif, les masques imbibés se déploient en officine. Ces produits abordables et d’achat spontané méritent d’être mis en avant, idéalement près des caisses. Épousant les contours du visage à la manière d’une seconde peau, ils ajoutent une nouvelle étape de soin aux routines de beauté.
Pourquoi un tel engouement des consommatrices ? « Ces masques se sont professionnalisés : leurs actifs sont puissants et les résultats sont visibles », résume Chloé Arjona, directrice pôle beauté au sein de l’agence de conseil NellyRodi. Un argument d’efficacité qui fait mouche auprès de toutes les femmes, y compris les vingtenaires, car « la longévité cutanée est devenue le nouveau standard : l’objectif est de retarder les signes de vieillissement dès le plus jeune âge », fait remarquer Pascale Brousse, fondatrice de la société Trend Sourcing.
L’offre se développe à grande vitesse. Citons, entre autres produits, les masques Evoluderm (Detox), Eucerin (Hyaluron-Filler), Erborian (BB Shot Mask) ou encore Talika (Bio Enzymes Mask).
En gel et en tissu
Ces masques imprégnés se présentent sous plusieurs types : en gel et en tissu. Les premiers sont constitués d’une fine couche de gel contenant des actifs, à l’instar du masque éclat au collagène B.A.R, fabriqué en Corée. Distribué par la société C.E.D. dans 1 000 officines, il s’est vendu à 45 000 exemplaires entre le mois de mars, date de son implantation, et la fin de l’année 2025.
« C’est une technologie premium qui invite à une expérience sensorielle, le masque fond sur la peau et semble disparaître. Cet effet spectaculaire a fait le buzz sur les réseaux sociaux », souligne Margaux Vancraynest, brand manager chez C.E.D.
Mais ce sont les masques en tissu, composés de fibres ultra-fines (bambou, coton, viscose, etc.) qui drivent le marché. « Cette galénique connaît un boom extraordinaire en pharmacie, soit une progression de + 65 % depuis un an [novembre 2025, d’après les données Iqvia, NDLR] », rapporte Justine Renaud, chef de produit Santé & Beauté chez EA Pharma.
Le must ? Le masque au collagène
Le collagène, « un ingrédient star qui repulpe immédiatement la peau et agit sur l’éclat du teint assure un effet “glass skin” », précise Pascale Brousse. À titre d’exemple, le masque le plus viral du moment (93 200 hashtags) et best-seller Biodance (technique hydrogel), gorgé de collagène, d’acide hyaluronique et de probiotiques.
La marque Granions, qui suit la tendance de près, complète sa nouvelle gamme dermocosmétique anti-âge du masque seconde peau en tissu (fibre d’acacia), noté 100/100 sur l’application Yuka et imprégné de plusieurs actifs : collagène marin hydrolysé de bas poids moléculaire dosé à 1 %, niacinamide, extrait de figue, vitamine C et AHA.
« Le collagène de bas poids moléculaire permet d’avoir une action sur toutes les couches de la peau », détaille Justine Renaud. Un actif en chassant un autre, le prochain masque de la marque B.A.R, disponible à partir du mois de mars prochain, intégrera le nouvel actif tendance : le PDRN, issu de l’ADN de saumon. À suivre.
De la tête aux pieds
« La montée en expertise des masques s’accompagne d’une multiplication des formats, pour cibler très précisément les besoins de certaines zones », indique Chloé Arjona, directrice pôle beauté au sein de l’agence de conseil NellyRodi. Lèvres, décolleté, mains, pieds et… fesses ont également leur lot de masques spécifiques. Parmi eux, on pense notamment au masque en tissu Raffermissant Fesses de la marque Somatoline ou encore aux gants anti-âge de chez Iroha. « La tendance est aux soins professionnels à domicile », observe Margaux Vancraynest, brand manager chez C.E.D.
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