
© Getty Images - Close up of a Young woman taking a health supplement in the kitchen
Compléments alimentaires : quelles sont les précautions d’achat pour l’officine ?
Les pharmaciens sont responsables en matière d’achat et de vente de produits de santé. Pour leur référencement de compléments alimentaires, ils doivent notamment s’assurer de la fiabilité du fournisseur.
Le nouveau code de déontologie rappelle que les pharmaciens d’officine ne doivent pas distribuer de produits non conformes aux règles en vigueur. « Attention à la conformité des produits proposés et aux allégations trompeuses », rebondit Luc Besançon, délégué général de NérèS, organisation représentante d’industriels produisant et commercialisant des médicaments non listés, des compléments alimentaires et des dispositifs médicaux lors d’une intervention samedi 14 mars au salon Pharmagora Plus. La fiabilité du fournisseur de compléments alimentaires s’inscrit en premier lieu sur le packaging de ces produits. Il doit porter la mention de « complément alimentaire » et identifier le ou les ingrédients qu’il renferme. Un tableau de composition et d’information nutritionnelle par dose journalière figure sur l’emballage. « Les mentions à inclure sur le packaging sont basées sur les résultats des évaluations de risques et sont soumises à la réglementation des substances contenues dans le produit », rappelle Luc Besançon. À noter que la notice des compléments alimentaires reste facultative.
Une déclaration soumise à contrôle
Le pharmacien d’officine doit de plus s’assurer que si les produits qu’il référence ont une allégation nutritionnelle ou de santé, que cette dernière soit autorisée par le droit français ou européen, dans le cas où une dose minimale est atteinte, ces produits doivent être déclarés auprès de la direction générale de l’alimentation (DGAL), qui tient une liste. Chaque complément alimentaire autorisé y est détaillé dans sa présentation, sa composition et ses conditions d’utilisation. La déclaration de commercialisation doit être soumise à l’autorité nationale en charge de la réglementation sanitaire des compléments alimentaires, le bureau des établissements et des produits des industries alimentaire spécialisées (Bepias). Celui-ci effectue un contrôle des informations fournies lors de la déclaration du complément alimentaire.
Attention aux interactions
Côté ventes, les challenges sont-ils possibles entre membres de l’équipe ? Non, si l’on se fie au code de déontologie, selon lequel le pharmacien doit exclure toute pratique susceptible de porter atteinte à son indépendance professionnelle ou à la qualité de son exercice. Cela ne cible pas une catégorie particulière de produits de santé. Le pharmacien se doit en outre de délivrer des conseils clairs, appropriés et adaptés à la situation. Et veiller aux interactions potentielles entre les produits délivrés. « Si l’interaction entre médicaments est gérée par le logiciel de l’officine, elle ne l’est pas forcément entre un médicament et un complément alimentaire », pointe le représentant de NérèS. L’intégration récente des compléments alimentaires dans la base de données Claude Bernard devrait permettre d’y remédier davantage.
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