E-prescription : un quart des ordonnances générées sont exploitées au comptoir

© Getty Images - Senior doctor with grey hair and black-rimmed glasses focuses intently on a laptop screen, symbolizing the modern healthcare professional's reliance on technology for patient care and medical research

E-prescription : un quart des ordonnances générées sont exploitées au comptoir

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Publié le 9 avril 2026
Par Matthieu Vandendriessche

La quasi-totalité des officines ont déjà exploité au moins une e-prescription. En février, 25,5 % des ordonnances numériques générées par les médecins ont été exécutées en officine.

La part d’ordonnances numériques exécutées en officine a progressé depuis un an. En mars 2025, elle n’était que de 10,5 %. Depuis novembre 2025, ce taux a dépassé la barre de 20 %. En février, il a même atteint 25,5 %, soit près du quart des ordonnances créées par les médecins, a précisé Catherine Morvan Sigward, directrice de mission sur l’ordonnance numérique à la Caisse nationale de l’Assurance-maladie (Cnam) lors d’une intervention au salon PharmagoraPlus le samedi 14 mars 2026. La quasi-totalité des officines -soit 19 248 d’entre elles- ont exploité au moins une e-prescription.

Une montée en charge continue

C’est ainsi que près de 65 000 médecins ont déjà créé au moins une ordonnance numérique. Depuis son lancement, fin 2022, près de 166,8 millions d’ordonnances ont été générées. L’objectif de la Cnam est de faire en sorte que 80 % de médecins généralistes -contre 70 % actuellement- et 70 % des chirurgiens-dentistes aient recours à l’ordonnance numérique à fin 2026. Depuis le début du déploiement, près de 20,8 millions d’ordonnances numériques ont été consultées en officine et 17 millions environ ont été exploitées au comptoir. Mois après mois, la progression est continue, passant de près de 527 500 ordonnances exécutées en mars 2025 à près de 2,39 millions en février dernier. À l’officine, 10 logiciels permettent d’exploiter des e-prescriptions. La tendance ne peut que s’intensifier avec le déploiement de la version V3 du cahier des charges de l’ordonnance numérique. Cette dernière version doit notamment permettre de faire remonter le signal de la dispensation au serveur de l’Assurance maladie.

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