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Doctolib va lancer un assistant médical fondé sur l’IA
La plateforme de e-santé prévoit le lancement début 2026 de « Doctolib Parents », un nouvel assistant médical basé sur l’intelligence artificielle. D’abord destiné aux parents d’enfants de 0 à 4 ans, l’outil doit permettre de répondre à leurs questions à partir de connaissances médicales françaises validées.
Doctolib, qui revendique 50 millions d’utilisateurs en France, a déjà commencé il y a un an le déploiement d’outils d’intelligence artificielle à destination des soignants.
« Il y a eu cinq millions de consultations assistées par l’IA en France. C’est un chiffre spectaculaire qui progresse toutes les semaines », a déclaré Stanislas Niox-Chateau, président-directeur général et cofondateur de Doctolib, mardi 28 octobre sur France Inter.
Ces outils d’IA pour les soignants permettent notamment de documenter les dossiers, classer des documents, facturer ou télétransmettre à l’Assurance maladie. « L’objectif est de les libérer de toutes ces tâches administratives, financières et cliniques », résume le dirigeant.
Doctolib veut étendre l’utilisation de l’IA aux patients
« Nous allons créer un assistant médical basé sur l’IA qui va permettre de répondre aux questions des patients et de les accompagner au quotidien, à partir de connaissances médicales françaises validées, dans le respect des normes de sécurité françaises et européennes », a indiqué Stanislas Niox-Chateau.
Pour lui, le futur assistant doit aussi et surtout permettre de lutter contre les fausses informations en santé qui pullulent sur les réseaux sociaux. « Les fake news sont un fléau mondial et l’objectif de Doctolib est de reprendre la main, avec les soignants et les chercheurs français, de façon souveraine et rigoureuse scientifiquement. »
Une version gratuite, au début…
L’outil ne proposera ni diagnostic ni prescription, mais un accompagnement conforme au parcours de soins. « Il s’agit d’une IA éthique, qui ne prendra pas la place des soignants mais doit simplement les libérer », a précisé le dirigeant.
L’assistant doit être déployé à partir de 2026, d’abord auprès des parents français d’enfants âgés de 0 à 4 ans, en partenariat avec la Société française de pédiatrie, l’Association française de pédiatrie ambulatoire et le Collège national des sage-femmes.
Baptisée « Doctolib Parents », cette première version gratuite proposera progressivement de nouvelles fonctionnalités.
« Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, une version avec accompagnement renforcé sera proposée sur abonnement : suivi personnalisé, programmes santé sur mesure et accès illimité à l’Assistant Parents », a précisé mercredi la plateforme sur son site.
IA : la HAS appelle les soignants à un usage responsable
Dans un avis publié le 30 octobre, la Haute Autorité de santé (HAS) appelle à un usage « responsable » de l’IA générative. Les professionnels doivent apprendre à s’en servir, vérifier les contenus produits, estimer leur pertinence et communiquer sur leurs usages. La HAS met en garde contre les erreurs, les « hallucinations » de la part de l’IA et les fuites de données. Elle estime cependant qu’une IA bien encadrée peut devenir « une alliée de la qualité et de la sécurité des soins ». La HAS recommande également aux professionnels de ne pas partager d’informations confidentielles sur les patients.
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