Philippe Besnard DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPEMENT PHARMAVIE

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Publié le 21 avril 2015
Par Francois Pouzaud
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Pharmacien Manager. Pharmavie a créé GAP 100, un groupe pilote pour tester le mandat aux achats. Pour quelle raison ?

Philippe Besnard. Comme dans le secteur de l’alimentaire, de la GMS, les laboratoires se concentrent. Face à ces nouvelles organisations, les centrales d’achats des groupements doivent renforcer leur puissance d’achat par des alliances, faute de quoi elles auront de réelles difficultés à garder des conditions commerciales intéressantes. Avec GAP 100, nous avons repensé notre façon d’acheter. Il réunit 85 pharmacies Pharmavie, 24 pharmacies Ceido Force Pilote et 140 pharmacies Pharmacorp, représentant quelque 735 millions d’euros de pouvoir d’achat et donc une force de frappe importante. Elles ont signé un mandat de délégation aux achats appliqué à la para et à l’OTC dans lequel elles s’engagent de manière non négociable à transmettre leurs chiffres et leurs conditions d’achats, à accepter le volume prescrit par GAP 100 et à adhérer à la quasi-totalité des opérations commerciales (13 minimum sur 15 par an). L’objectif de cette nouvelle discipline de groupement est offrir aux laboratoires un potentiel d’achats garantis.

P.M. Que gagnent les adhérents en échange ?

P.B. En contrepartie, ils reçoivent des avantages substantiels, de l’ordre de 4 à 5 % de remise en plus, sur les volants d’achats importants, que ceux-ci soient livrés par la plate-forme Ivrylab ou en direct. Les pharmaciens comme les laboratoires peuvent être exclus du GAP 100 s’ils ne se soumettent pas aux règles établies. Par exemple, l’octroi de remises supplémentaires à certains pharmaciens est un critère d’exclusion.

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