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Médicaments : Les remboursements encore et toujours à la hausse
Développement des génériques ou campagne contre la prise systématique d’antibiotiques, rien n’y fait : les Français consomment toujours plus de médicaments. Les remboursements sont en hausse de 4,6 % en 2003.
Quarante boîtes de médicaments par personne ont été achetées en 2003 ! Cela représente 2,6 milliards d’unités vendues pour un total remboursé de 16,5 milliards d’euros, révèle la CNAM dans son rapport annuel sur les remboursements de médicaments. Une croissance faible en quantité (0,7 %) mais plus importante en montant (4,6 %). En cause : le vieillissement de la population, le poids des médicaments remboursés à 100 % (+ 14 % sur un an) et un effet structure lié à la part croissante des médicaments chers. La concentration des dépenses reste importante : les 100 premiers produits représentent 48 % des dépenses totales, les 10 premiers 14 %.
En quantité de boîtes vendues, les antalgiques sont, comme en 2002, en tête des ventes. Le premier d’entre eux, Doliprane, a progressé de près de 9 % avec 62,1 millions d’unités prescrites. Suivent Efferalgan (42,8 millions d’unités prescrites, + 3,3 %) et Dafalgan ( 29,3 millions d’unités prescrites, + 10,7 %). Di-Antalvic garde sa 4e place malgré une baisse de 30,9 % de ses prescriptions liée à la montée en puissance de son générique. Les génériques sont d’ailleurs à l’origine des plus beaux « gadins » du classement. Clamoxyl perd 63 places (- 47,6 %), Fonzylane 31 (- 34 %) et Vastarel 24 (- 29,4 %). Après les antalgiques, les psychotropes sont toujours les médicaments les plus prescrits.
On en retrouve trois dans les 25 premiers : Stilnox, en hausse de 4,6 % à (14,8 millions d’unités prescrites), Deroxat (+ 8,2 %) et Témesta (+ 6,9 %).
Merci les génériques !
En termes de montants remboursés cette fois, Mopral conserve sa première place avec un montant de 316,7 MEuro(s), en stagnation pour la première fois (- 1,3 %). « Cette situation pour 2003 n’est pas encore liée à l’arrivée des génériques puisque la molécule n’est tombée dans le domaine public qu’en 2004, mais à la pénétration fulgurante d’Inexium », note la CNAM. Commercialisée en 2002, la molécule lancée par AstraZeneca pour compenser la perte du brevet du Mopral occupe déjà la 14e place avec un montant remboursé de 79 MEuro(s). Derrière Mopral, on trouve Tahor (237,2 MEuro(s), + 14,7 %), Plavix (236,6 MEuro(s), + 29,1 %) et Seretide (179,2 MEuro(s), + 20,7 %).
Selon la CNAM, trois sources d’économies ont permis de compenser ses dépenses. La baisse en 2003 du taux de remboursement de 616 médicaments à SMR insuffisant a induit une économie de l’ordre de 360 MEuro(s) et la baisse de la consommation d’antibiotiques aura été de l’ordre de 10 %. Enfin, même si elle ne fournit pas de données plus précises, la CNAM indique que les génériques représentaient fin 2003, en valeur, 6 % de l’ensemble des médicaments remboursés. « Ils ont connu une progression sensible au cours de l’année 2003. Il y a encore une réelle marge de progression. »
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