Et hop, un patch contre la coqueluche !

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Publié le 10 septembre 2016 | modifié le 30 octobre 2025
Par Anne Drouadaine
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La société biopharmaceutique française DBV Technologies a annoncé le démarrage d’une étude clinique de phase 1 sur un nouveau patch épicutané de vaccination de rappel contre la coqueluche. Il s’appuie sur la technologie Viaskin et une toxine génétiquement détoxifiée de la coqueluche (rPT). Cette première étude doit apporter une preuve du concept en évaluant la réactivation de l’immunité contre la toxine pertussique. L’objectif de DBV Technologies avec Viaskin rPT est de contrôler la recrudescence de la coqueluche à travers le monde. 40 millions de cas annuels sont dénombrés avec 300 000 enfants qui en décèdent. Avec son mode d’administration original, sans aiguille, ni adjuvant, le patch Viaskin n’en est pas à son coup d’essai. Il fait déjà l’objet de plusieurs études pour traiter différents types d’allergie alimentaire : arachide, lait ou encore œuf. Ces études sont toujours en cours. Il n’est donc pas possible à ce jour de confirmer ou d’infirmer l’efficacité du procédé.

Un fonctionnement très perméable

Une fois appliqué, le patch forme avec la peau une chambre qui récupère par condensation l’eau s’évaporant naturellement. À ce niveau, la peau hydratée et rendue perméable permet la pénétration de l’actif contenu dans le patch. Il est alors capturé par les cellules de Langerhans. §

Une étude anglaise menée par la London School of Hygiene & Tropical Medicine et l’université de Singapour a révélé que 41 % des Français estiment que les vaccins ne sont pas sûrs, 17 % doutent de leur efficacité et 12 % ne considèrent pas les vaccins infantiles comme importants. Avec ses 41 % de sceptiques, la France est même championne de la méfiance. Les auteurs de l’étude attribuent ces réticences françaises aux controverses récentes à propos de certains vaccins (hépatite B, papillomavirus) et à la polémique sur la vaccination massive contre la grippe pandémique.

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