L’essentiel à retenir sur l’obésité de l’adulte

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L’essentiel à retenir sur l’obésité de l’adulte

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Publié le 13 avril 2026
Par Nathalie Belin
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Le Moniteur des pharmacies publie un nouveau cahier Formation consacré à l’obésité de l’adulte. Découvrez les points clés à connaître sur ce sujet puis évaluez vos connaissances grâce au test de lecture.

À propos de l’obésité

L’obésité est une pathologie évolutive et chronique, d’origine multifactorielle. Elle entraîne des complications physiques (mécaniques et métaboliques), en plus de répercussions psychologiques et sociales liées à une stigmatisation importante. Au-delà d’un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m² – seuil définissant l’obésité selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) –, évaluer l’obésité selon les complications médicales et l’impact fonctionnel et psychologique qu’elle entraîne est primordial pour en orienter la prise en charge.

La Haute Autorité de santé a défini 3 niveaux de complexité de l’obésité avec l’objectif d’organiser le recours d’accès aux soins. L’obésité non complexe (niveau 1, caractérisée par un IMC < 35 kg/m² et l’absence de répercutions médicales ou psychopathologiques) relève d’une prise en charge en médecine générale. L’obésité complexe (niveau 2, caractérisée par un IMC ≥ 35 kg/m² ou la présence de facteurs de complications ou comorbidités, ou l’échec d’une prise en charge de niveau 1) et l’obésité dite très complexe (niveau 3, exposant à un risque majeur pour la santé) relèvent d’un accompagnement spécialisé (médecin nutritionniste, structure spécialisée dans l’obésité) en lien avec les référents de proximité.

À propos de sa prise en charge

La prise en charge, établie en accord avec le patient, est individualisée, révisable dans le temps en fonction de la situation clinique et ne se limite pas à la perte de poids mais vise également à agir sur les comorbidités et la qualité de vie.  Les mesures nutritionnelles et comportementales (incluant la gestion du stress et du sommeil), ainsi que la mise en place d’une activité physique adaptée régulière sont, dans tous les cas, indispensables et un prérequis.

En cas d’échec de ces mesures bien conduites après au moins 6 mois, un traitement médicamenteux peut être envisagé par analogues du GLP-1 (liraglutide, sémaglutide) ou agoniste du GLP-1 et du GIP (tirzépatide), avec un suivi par un professionnel de santé compétent en nutrition (diététicien, médecin nutritionniste) pour éviter toute carence nutritionnelle voire dénutrition ou déshydratation liée aux effets indésirables digestifs de ces traitements (nausées, vomissements, diarrhées en particulier lors de l’augmentation de la posologie) et/ou à une perte de poids trop rapide et conséquente.

Leur utilisation au cours de la grossesse n’est pas recommandée (un arrêt du traitement ets recommandé 1 à 2 mois avant la grossesse, selon les molécules).

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Attention au risque d’échec d’une contraception orale en cas de vomissements ou de diarrhées importantes.

Il est actuellement préconisé de les maintenir au long cours en raison d’une reprise de poids significative à leur arrêt.

Accompagnement du patient

Les patients doivent être accompagnés avec une bienveillance particulière en valorisant les efforts. Les recommandations nutritionnelles visent une réduction modérée du poids (généralement entre 5 et 10 %) ou au moins une stabilisation de celui-ci.

L’apport alimentaire doit être réparti sur au moins 2 repas dans la journée avec, si besoin, des collations et le maintien d’un apport protéiques suffisants. Une alimentation de type méditerranéen peut être bénéfique. Pour ressentir la sensation de satiété, il est recommandé d’accorder au minimum 20 minutes aux repas. Une bonne hydratation (au moins 1,5 litre par jour) est, par ailleurs, essentielle.

L’activité physique a un impact modéré sur la perte de poids mais limite la perte de masse musculaire, améliore les capacités cardiorespiratoires et les facteurs de risque cardiovasculaires associés. Il est recommandé de pratiquer au moins 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité modérée.

​​​​​​Article issu du cahier Formation n° 3604, paru le 11 avril 2026.

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