France Santé : quelle sera la place des pharmaciens dans le futur réseau ?

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France Santé : quelle sera la place des pharmaciens dans le futur réseau ?

Publié le 20 mars 2026 | modifié le 22 mars 2026
Par Sana Guessous

Le réseau France Santé prend forme. Entamées en février, des négociations se déroulent actuellement à la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). Objectifs : définir les services proposés par les structures labellisées et les conditions de leur financement. Les officinaux participent à cette négociation, notamment pour construire le cadre des futures pharmacies France Santé. 

Comment articuler le label France Santé dans le cadre du réseau existant de maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) et de centres de santé (CDS) ? C’est à cette question que s’attellent depuis le 26 février l’Assurance maladie et les professionnels de santé. Des groupes de travail et des séances de négociation se déroulent jusqu’à fin avril. Objectifs : définir une offre de service socle pour les structures labellisées Maison France Santé et préciser les financements dont elles peuvent bénéficier. « Les travaux avancent bien et out le monde est motivé. Il y a de l’argent sur la table. Le financement du réseau France Santé a été budgété dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) », assure Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Cette négociation devrait aboutir à la signature d’un avenant conventionnel début mai 2026. 

Quel rôle pour les officinaux ? 

Pour les pharmaciens, l’enjeu est de définir la juste place des officines dans le réseau France Santé. Car les MSP et CDS ne sont pas les seules structures labellisables : la Cnam cite des « établissements comme les hôpitaux de proximité, médicobus et cabinets de groupe. » « Il s’agit d’imaginer les façons dont une officine peut répondre aux critères d’une Maison France Santé », explique le président de la FSPF. Parmi ces critères, deux ne peuvent pour l’heure être remplis par les officines : disposer d’un médecin traitant et proposer des rendez-vous dans les 48 heures « en s’articulant au service d’accès aux soins (SAS) et/ou à la permanence des soins ambulatoire (PDSA) », précise un document de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). « La télémédecine pourrait être une solution. On peut également penser à d’autres actes qui pourraient être délégués aux pharmaciens », poursuit Philippe Besset. Les officines labellisées bénéficieront d’une dotation annuelle de 50 000 euros. 

Seulement 7 officines sélectionnées 

Lancé pour répondre aux difficultés d’accès aux soins, le dispositif France Santé prévoit la labellisation de 2 000 structures d’ici à l’été 2026, avec un budget de 130 millions d’euros. À terme, il y aurait 5 000 maisons France Santé en 2027, en priorité dans quelque 151 intercommunalités où l’accès aux soins est le plus difficile. Pour l’heure, seules sept officines ont été identifiées pour intégrer le dispositif. 

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