- Accueil ›
- Nouvelles missions ›
- Vaccination ›
- Vaccination anti-Covid-19 pour les 12-15 ans : et Moderna dans tout ça ?

© DR
Vaccination anti-Covid-19 pour les 12-15 ans : et Moderna dans tout ça ?
« A partir du 15 juin, les 12-18 ans pourront se faire vacciner », annonçait ce 2 juin Emmanuel Macron. La Haute Autorité de santé (HAS) vient de donner un avis favorable à la vaccination des adolescents, en priorité des adolescents de 12 ans et plus avec comorbidités ou proches d’une personne immunodéprimée, et avec le consentement des parents. Les modalités d’organisation sont encore à définir.
Touefois, une chose est déjà certaine : la vaccination des adolescents ne se fera, pour l’instant, qu’avec le vaccin anti-Covid-19 Comirnaty (Pfizer/BioNTech), qui a obtenu une extension d’AMM par l’Agence européenne du médicament (EMA) le 28 mai, mais qui est uniquement disponible en centre de vaccination. Les officines sont donc pour l’instant hors course.
Toutefois, des études sont en cours pour étendre l’indication du vaccin de Moderna aux 12 ans et plus. L’EMA devrait se prononcer « plutôt fin juillet », explique la HAS.
Intérêt individuel et collectif
Selon la HAS, le Sars-CoV-2 n’épargne pas les adolescents, même s’ils sont souvent asymptomatiques : les autorités de santé comptent plus de 4 000 hospitalisations et plus de 700 admissions en soins intensifs d’adolescents depuis mars 2020, « ce qui représente 1,1 % du total des hospitalisations et 0,9 % du total des admissions en soins critiques », complète la HAS. 40 à 75 % des adolescents qui ont développé une forme grave de Covid-19 avaient une comorbidité. Soit « une part non négligeable d’ados qui n’ont pas de comorbidité », souligne le Pr Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique de la vaccination de la HAS. « En outre, la vaccination représenterait un bénéfice individuel évident sur le plan psychologique et social, en évitant les fermetures de classes et d’établissements et leurs effets sur la santé mentale et les ruptures d’apprentissage des adolescents », note la HAS.
De plus, vacciner les adolescents contre le Covid-19 présente un intérêt collectif. « Si le rôle des adolescents dans la transmission paraît plus faible que celui des adultes, il n’est toutefois pas nul », et freiner la circulation du virus grâce notamment à la vaccination (les vaccins à ARNm réduiraient, en général, la transmission de 80 %, selon la HAS) permet « d’éviter d’avoir à remettre en place des mesures de contrôle contraignantes ».
La vaccination des adolescents complète ainsi la dynamique de la vaccination des adultes pour obtenir une couverture vaccinale élevée et homogène. 3,2 millions de 12 à 15 ans sont ainsi concernés.
- Coût des seringues, rémunération insuffisante, la vaccination anti-Covid-19 vacille
- Nouvelles missions : 10 % des officines réalisent 40 % de l’activité vaccinale
- Ces nouvelles prises en charge qui pourraient bien faire leur apparition en officine
- Zona : Shingrix en seringue préremplie, attendu fin 2026
- Zona, pneumocoque : les nouveaux moteurs de la vaccination en pharmacie
- Médicaments chers : l’addition, s’il vous plaît !
- « Une vie sauvée toutes les huit secondes » : l’Institut Pasteur contre-attaque face à la défiance vaccinale
- Cancérologie : Muriel Dahan veut faire entrer l’officine dans la chaîne clinique
- Les ponts de mai ? On vous explique comment les gérer !
- Vendre et acheter des médicaments n’importe où : ces risques auxquels on ne pense pas



